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Rincón literario

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Re: Rincón literario

Mensaje por Dasten el Miér 27 Oct 2010, 20:26

Le cimetière marin

P.D. Lo siento, pero en francés es mejor...después os pongo la traducción en castellano. Alegria 2 ...es que estoy de acuerdo totalmente con este comentario que he encontrado:

"Debería haber un gran jurado que decidiera lo que se debe y lo que no se debe traducir.

Yo no sé más que un poco de francés, pero cuando leí unas cuántas estrofas de Le Cimitière Marin me pareció tan melódico que me decidí a leerlo completo, pero, señores, no es lo mismo traducir un significado que un sentimiento, no es lo mismo

Tu n'as que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .

que

¡Tan sólo yo sustento tus temores!
Mi sumisión, mis dudas, mis apremios
Son el defecto de tu gran diamante...

Si Paul Valéry defendió la poesía por la poesía, más allá de todo significado, entonces no hay por qué traducirlo, no hay necesidad de entender con la razón, sólo hay que disfrutarla como se disfruta una pequeña pieza musical.

--------------------------------------------------------------------------------

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux!

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d'imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l'abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d'une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.

Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans l'âme,
Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit!

Temple du Temps, qu'un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m'accoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l'altitude un dédain souverain.

Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l'âme consumée
Le changement des rives en rumeur.

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant d'orgueil, après tant d'étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m'abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m'apprivoise à son frêle mouvoir.

L'âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose d'ombre une morne moitié.

O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d'un coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et l'événement pur,
J'attends l'écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l'âme un creux toujours futur!

Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l'attire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.

Fermé, sacré, plein d'un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!

Chienne splendide, écarte l'idolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!

Ici venu, l'avenir est paresse.
L'insecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l'air
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre d'absence,
Et l'amertume est douce, et l'esprit clair.

Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.

Tu n'as que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.

Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L'argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
L'art personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.

Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n'aura plus ces couleurs de mensonge
Qu'aux yeux de chair l'onde et l'or font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!

Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!

Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N'est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!

Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Qu'importe! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d'appartenir!

Zénon! Cruel Zénon! Zénon d'Êlée!
M'as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son m'enfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour l'âme, Achille immobile à grands pas!

Non, non! . . . Debout! Dans l'ère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à l'onde en rejaillir vivant.

Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l'étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil

Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!


Paul Valery




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Re: Rincón literario

Mensaje por aenobarbo el Miér 27 Oct 2010, 21:41

Ya sabéis que últimamente le esstoy dedicando tiempo a Nel Diamond. Esta es la letra de la canción "Play me", cosa sencilla pero muy emotiva:

She was morning
And I was night time
I one day woke up
To find her lying
Beside my bed
I softly said
"Come take me"
For I've been lonely
In need of someone
As though I'd done
Someone wrong somewhere
I don't know where
Come lately

You are the sun
I am the moon
You are the words
I am the tune
Play me

Song she sang to me
Song she brang to me
[Más Letras en http://es.mp3lyrics.org/AkIw]
Words that rang in me
Rhyme that
sprang from me
Warmed the night
And what was right
Became me

You are the sun
I am the moon
You are the words
I am the tune
Play me

And so it was
That I came to travel
Upon a road
That was thorned
and narrow
Another place
Another brace
Would save me

You are the sun
I am the moon
You are the word
I am the tune
Play me
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Miér 27 Oct 2010, 21:52

aenobarbo escribió:Ya sabéis que últimamente le esstoy dedicando tiempo a Nel Diamond. Esta es la letra de la canción "Play me", cosa sencilla pero muy emotiva:

She was morning
And I was night time
I one day woke up
To find her lying
Beside my bed
I softly said
"Come take me"
For I've been lonely
In need of someone
As though I'd done
Someone wrong somewhere
I don't know where
Come lately

You are the sun
I am the moon
You are the words
I am the tune
Play me

Song she sang to me
Song she brang to me
[Más Letras en http://es.mp3lyrics.org/AkIw]
Words that rang in me
Rhyme that
sprang from me
Warmed the night
And what was right
Became me

You are the sun
I am the moon
You are the words
I am the tune
Play me

And so it was
That I came to travel
Upon a road
That was thorned
and narrow
Another place
Another brace
Would save me

You are the sun
I am the moon
You are the word
I am the tune
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Jue 28 Oct 2010, 17:53

PTR

El monaguillo entraba, tomaba una campana que había en un rincón, y sujetando el badajo para que no sonara, iba a salir cuando Mosén Millán le preguntó:
-¿Han venido los parientes?
-¿Qué parientes? preguntó a su vez el monaguillo.
-No seas bobo, ¿no te acuerdas de Paco el del molino?
-Ah, sí, señor. Pero no se ve a nadie en la iglesia todavía.
El chico salíó otra vez al presbiterio pensando en Paco el del molino ¿no había de recordarlo? Lo vió morir, y después de su muerte la gente sacó un romance. El monaguillo sabía algunos trozos:

Ahí va Paco el del molino
que ya ha sido sentenciado
y que llora por su vida
camino del camposanto


Aun no ha venido nadie, Mosén Millán.
Lo repitió porque con los ojos cerrados, el cura parecía no oirle, Y recitaba para sí el monaguillo otras partes del romance a medida que recordaba:
...Lo buscan en los montes,
pero no lo han encontrado;
a su casa iban con perros
pa que tomen el olfato;
ya ventean, ya ventean
las ropas viejas de Paco,

En el caso de Paco la muerte llegó mucho antes que la vejez, y Mosén Millán lo recordaba en la sacristía profundamente abstraído mientras esperaba el momento de comenzar la misa. Sonaban todavía las campanas en la torre. El monaguillo dijo de pronto:
- Mosén Millán acaba de entrar a la iglesia don Valeriano.
El cura seguía con los ojos cerrados y la cabeza apoyada en el muro. El monaguillo recordaba aún el romance:

...en la Pardina del monte
allí encontraron a paco;
date, date a la justicia,
o aquí mismo te matamos.

-Eh, zagal. ¿Sabes por quien es la misa? El chico recurrió al romance en lugar de responder:

Ya lo llevan cuesta arriba
camino del camposanto

No lo digas todo, zagal, porque aquí, el alcalde, te llevará a la cárcel.
El monaguillo miró a don Valeriano, asustado. Éste, la vista perdida en el techo, dijo;
-Cada broma quiere su tiempo y su lugar.
Se hizo un silencio penoso. Mosén Millán abrió los ojos otra vez, y se encontró con los de don Gumersindo, que murmuraba:
-la verdad es que no sé si sentirme con lo que dice.
El cura intervino diciendo que no había razón para sentirse. Luego ordenó al monaguillo que saliera a la plaza a ver si había gente esperando para la misa. Solía quedarse allí algún grupo hasta que las campanas acababan de tocar. Pero el cura quería evitar que el monaguillo dijera la parte del romance en la que se hablaba de él:

aquel que lo bautizara
Mosén Millán el nombrado,
en confesión desde el coche
le escucha los pecados
[/quote]Un año después Mosén Millán recordaba aquellos episodios como si los hubiera vivido el día anterior:
Yo denuncié el lugar donde Paco se escodía. Yo fui a parlamentar con él, y ahora....
Abrió los ojos, y vió a los tres hombres sentados enfrente. El del centro, don Gumersindo, era un poco más alto que los otros, Las tres caras miraban impasibles a Mosén Millán.
Las campanas de la torre dejaron de tocar, el señor Cástulo dijo:
- con los respetos debidos. Yo querría pagar la misa, Mosén Millán.
Lo decía echando mano al bolsillo. El cura negó, y volvió a pedrir al monaguillo que saliera a ver si había gente. El chico salió, como siempre, con el romance en su recuerdo:

En las zarzas del camino
el pañuelo se ha dejado,
las aves pasan deprisa, las nubes pasan despacio
las cotovías se paran
en la cruz del camposanto.

Cuando no quedaba nadie en la plaza, sacaron a Paco y a otros dos campesinos de la cárcel y los llevaron al cementerio. El centurión, al ponerlos contra el muro recordó que no se habían confesado y envió a buscar a Mosén Millán.
El último en confesarse fue Paco:
-En mala hora le veo a ud, dijo al cura. Ud me prometió que me llevarían a un tribunal y me juzgarían
-Me han engañado a mí también. ¿Qué puedo hacer? Piensa hijo en tu alma, y olvida si puedes todo lo demás.
-¿Te arrepientes de tus pecados?
Paco respondió que sí con la cabeza. En aquel momento Mosén Millán alzó la mano, y dijo : Ego te absolvo in...
Al oir estas palabras dos hombres tomaron a Paco por los brazos y lo llevaron al muro donde estaban ya los otros.
Los faros del coche, del mismo coche donde estaba Mosén Millán se encendieron, y la descarga sonó casi al mismo tiempo sin que nadie diera órdenes ni se escuchara voz alguna.
Los otros dos campesinos cayeron, pero Paco, cubierto de sangre corrió hacia el coche, quiso entrar, no podía. Mosén Millán callaba con los ojos cerrados y rezando.
Se llevaron a Paco arrastrando, se oyeron dos o tres tiros más.
Mosén Millán bajó y auxiliado por el monaguillo, dio la extremaunción a los tres, alguien había vuelto a apagar las luces.
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Re: Rincón literario

Mensaje por nano el Jue 28 Oct 2010, 23:06

Como homenaje a un gran matrimonio de extraordinaria altura intelectual y política, traigo aquí unas sabias palabras que la actual presidenta de la República Argentina, Doña Cristina Fernández de Kirchnner.

Estoy seguro de que a Aenobarbo le van a encantar.





Estamos en épocas de cambio, en serio, de tal profundidad que tal vez ni nosotros mismos alcancemos a percibirlos. Hasta en el lenguaje. Ese lenguaje que muchas veces se estigmatiza, con el que los chicos, los jóvenes, se comunican a través de sus blog o de sus mensajes de texto.


Yo los desafío a todos a que lean El Quijote tal cual fue redactado por Cervantes. Nadie lo entendería, era otra la lengua castellana a la que tenemos hoy. ¿Esto qué significa? Los cambios y la evolución permanente como el gran desafío de la mente humana. La aceptación de esos cambios y la utilización para una mejor calidad de vida para todos nosotros.
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Re: Rincón literario

Mensaje por Dasten el Jue 28 Oct 2010, 23:29

Ah! Por cierto que se me olvidaba y al pasar por aquí me he acordado: Que no voy a poner la traducción del Cementerio Marino de Paul Valery, pues la que buscaba (y el mismo autor aplaudió en su momento) de Jorge Guillén, no la encuentro...así que o en francés o buscad por la red que hay otras "versiones" en español...pero opino como la persona que menciono en mi post: ese poema es música, no hace falta traducirlo Alegria 2
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Re: Rincón literario

Mensaje por Sauron el Jue 28 Oct 2010, 23:58

Romance brutal, apasionado y bellísimo, como toda su obra, del gran Rafael de León. Gran amigo de Lorca, autor de la conocidísima "Ojos verdes" o del "Réquiem por Federico" y muchas veces gran olvidado de aquella generación del 27 a la que pertenece por derecho propio.

La España antigua y profunda. Un pueblo. Sus gentes y una mujer -soltera- embarazada, que piensa en cómo no tener su hijo, frente a los "ojos que miran y las bocas de veneno".

ROMANCE DE LA VOZ EN SANGRE

Fue hacia la tercera luna
cuando lo sintió en los centros.

Estaba sobre la hierba,
tumbada de cara al cielo
-viendo la tarde morirse
sobre sus ojos abiertos-
cuando notó en la cintura
como un pájaro pequeño,
que aleteó por lo oscuro
de su vientre unos momentos,
y luego vino a pararse
sobre su talle, en silencio...

Fue hacia la tercera luna
cuando lo sintió en los centros...
Un ¡ay! de gozo y asombro
y otro de duda y recelo
salieron de su garganta.


Las palomas de su pecho
se erizaron de blancura,
y un temblor de alumbramiento
sacudió de sur a norte
todo el mapa de su cuerpo
e hizo crujir entre sombras
las ramas de su esqueleto...

En un brinco de gacela
se ha levantado del suelo
y ha echado a andar lentamente
por la vereda de cedros.
Parece tallada en tierra
la cara de Sacramento.
-Iré a ver a la Jacinta
lo mismo que otras lo hicieron...


Ella conoce las plantas
y sabrá darme el remedio...
-¿No te da pena matarme
antes de nacer...?

¡Qué miedo
le dio al escuchar la voz
que le salía al encuentro,
envuelta en hilos de sangre
cortando su propio aliento!


-¿Quién eres que así me hablas...?
-Ahora, nadie... casi un sueño;
mañana, si tú me dejas,
un hombre de cuerpo entero...


-¿Y qué voy a hacer, mi niño?
-Parirme como un almendro
en la mitad de la cama
con las entrañas ardiendo.
-¿Pero y mi honra?


-Tu honra
la limpiaré con mis besos:
las madres después del parto
quedan igual que un espejo...
-Pero me faltan seis meses,
seis plenilunios completos
frente a los ojos que miran
y las bocas de veneno.


-¿Y a ti qué te importa nadie?
Ponte delante del pueblo
y escúpele la belleza
de llevar un hijo dentro.


-¡Temo a las lenguas cobardes!
-Y en cambio no te da miedo
ir a buscar una planta
de sombra -flor de silencio-,
para derramar mi vida
por el primer sumidero
y que no quede del hijo
ni una fecha ni un recuerdo...


-¡Calla!
-No puedo callarme.
Una perra no haría eso:
me lamería los ojos
hasta que los fuera abriendo...


Pondría mi piel süave
lo mismo que el terciopelo
y luego ya, sin saliva,
con los dientes en acecho,
se tumbaría a mi lado
hecha un río dulce y tierno,
para que yo la dejara
hasta sin cal en los huesos.


-¡Por Dios!
-Por Él, yo te pido
que no me dejes sin cielo.
Corta sábanas de holanda;
borda pañales de céfiro;
aprende nanas azules
y planta naranjos nuevos...,
y cuando me hayas parido
como a un torito pequeño,
abre puertas y ventanas,
que me contemplen durmiendo
lo mismo que un patriarca
en el valle de tus pechos...

La voz se apagó en la sangre;
la cara de Sacramento
parece como de barro
de oscura que se le ha puesto,
y con sus manos sin pulso
se toca el vientre moreno...


¡Ay qué monte de alegría!
¡Qué rosal al descubierto!
¡Qué luna bajo la falda!
¡Qué lirio de tallo inquieto!

-¡Yo te juro, amor -mi niño-,
por mis vivos y mis muertos,
que te he de parir un día
sonámbula de contento,
aunque me escupan a una
todas las lenguas del pueblo!
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Re: Rincón literario

Mensaje por Dasten el Vie 29 Oct 2010, 00:19

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Re: Rincón literario

Mensaje por aenobarbo el Vie 29 Oct 2010, 00:32

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Re: Rincón literario

Mensaje por aenobarbo el Vie 29 Oct 2010, 00:39

nanosanchez escribió:

Estamos en épocas de cambio, en serio, de tal profundidad que tal vez ni nosotros mismos alcancemos a percibirlos. Hasta en el lenguaje. Ese lenguaje que muchas veces se estigmatiza, con el que los chicos, los jóvenes, se comunican a través de sus blog o de sus mensajes de texto.


Yo los desafío a todos a que lean El Quijote tal cual fue redactado por Cervantes. Nadie lo entendería, era otra la lengua castellana a la que tenemos hoy. ¿Esto qué significa? Los cambios y la evolución permanente como el gran desafío de la mente humana. La aceptación de esos cambios y la utilización para una mejor calidad de vida para todos nosotros.

Gracias Nano, sin duda sabes por qué rutas navegan mis inquietudes.
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Re: Rincón literario

Mensaje por aenobarbo el Vie 29 Oct 2010, 01:00

En junio de 1950, en el Puerto de Santa María, se editó un libro "Homenaje a la memoria de Don Pedro Muñoz Seca", otro de tantos grandes caballeros de las letras que España perdió víctima de sí misma.

Por mi origen normando, supongo que es por eso, comparto con D. Pedro lo que le dice al Sr. Sol cuando escribe:

CARTA AL SOL

Querido Sol: Yo que he sido
tu admirador más profundo;
yo, que siempre he sostenido
que como tú no ha existido
nada tan bueno en el mundo.

Yo, que en cien estrofas bellas
tus grandezas he cantado,
y por darte coba en ellas
más de una vez te he llamado
el Maura de las estrellas.

Con el respeto mayor
que mereces por lo añejo
de tu soberbio esplendor,
voy a pedirte un favor
y voy a darte un consejo.

Y no lo tomes a risa,
querido Febo; precisa,
si quieres en buena ley
seguir siendo el astro rey,
que camines más aprisa.

Pues circulas de manera
que con razón se diría
que tu brillante carrera
es más larga que cualquiera
carrera de ingeniería.

Y no comprendo el por qué
vas despacio, porque sé,
por grupos de bronce y barro,
que no caminas a pie,
sino que vas en carro.

Aunque al pensar, se me alcanza
que o lo de tu carro es chanza,
pura invención de poeta,
o no es carro y es carreta,
o si es carro es de mudanza.

Y si es carreta, tampoco
vas dentro cual limpio foco
que irradia luz alba y bella;
no, señor, vas poco a poco,
porque vas tirando de ella.

Y admiro tu sacrificio
si al tirar tiras por ley;
pero si tiras por vicio,
será celestial tu oficio,
pero es oficio de buey.

¿A qué viene tu andar lacio,
si es infinito el espacio
y hay en él llanuras anchas?
¿Es que quieres ir despacio
para lucir bien tus manchas?

¿No comprendes, homicida,
que tu andar de caracol
nos achicharra y liquida,
y hay quien se pasa la vida
diciendo: maldito sol?

Pues no abuses, haragán;
no pongas la parrilla
a los pobres que no van,
no digo a San Sebastián,
ni siquiera a Cercedilla.

Cuando sales, francamente,
me gusta tu roja esfera,
y me gustas igualmente,
ya salgas por el Oriente
o salgas por Antequera.

Y cuando a la aurora borras
y al subir tu luz se aviva,
no me quejo, porque, !porras!,
si sé que vas cuesta arriba,
¿voy a exigirte que corras?

Pero qué tienes que hacer
al llegar a lo más alto?
Responde: ¿no es descender?
Pues, !caramba!, pega un salto
y !paf! te dejas caer.

Y ya verás como así
bajas sin ningún trabajo,
pues me figuro que ahí
sucederá lo que aquí
que se va bien cuesta abajo.

Toma mi súplica en serio,
!oh deslumbrante amapola
del celestial hemisferio,
y baja, como la bola
del reloj del ministerio.

!Astro! !Reluciente astro!
!El de resplandor eterno!
!El que es padre en el invierno,
y en primavera padrastro,
y en el verano un infierno!

Mañana, de doce a una,
cierra los ojos, no mires,
y tírate, aunque la luna
te repita inoportuna:
!No te tires! !!No te tires!!

Tírate, porque ya están
tostados a la parrilla
los que, como yo, no van,
no digo a San Sebastián,
ni siquiera a Cercedilla.


Última edición por aenobarbo el Vie 29 Oct 2010, 01:30, editado 1 vez
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Re: Rincón literario

Mensaje por Sauron el Vie 29 Oct 2010, 01:13

¿A qué viene tu andar lacio,
si es infinito el espacio
y hay en él llanuras anchas?
¿Es que quieres ir despacio
para lucir bien tus manchas?

¿No comprendes, homicida,
que tu andar de caracol
nos achicharra y liquida,
y hay quien se pasa la vida
diciendo: maldito sol?


Aplauso 3 Mucha risa Mucha risa

Ya sabes Pablo que me identifico plenamente contigo al respecto...y con el gran Muñoz Seca. Muerte al Sol. Viva el Norte, viva la tierra verde donde las gentes prosperan y respiran bien bajo cielos grisáceos.
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Re: Rincón literario

Mensaje por aenobarbo el Vie 29 Oct 2010, 15:22

Solo dos cosas más del ingenio de Don Pedro Muñoz Seca, la primera al hilo de lo que nos regalaba Sauron de Rafael de León y hablábamos antes de la belleza en lo triste, que en Don Pedro no todo era risa, y la segunda para acabar riendo.

La primera se titula:

LA CUNA

-¿Qué usté hacerme un favor, señá Rosa?
¿Un favor muy grande?

Quié usté que le traiga la cuna del niño
pa que usté mos la tenga, y la guarde
en un sitio aonde naide lo sepa?
¿En un sitio aonde no la vea naide?
No es por ná; ¿sabe usté? Pero ella
ha puesto a la cuna cerquita del catre,
y ca vez que la mira vacía,
y no escucha llorar como enantes,
y no vé la carita del nene
que paecía la carita de un ángel,
empieza con llantos,
y con un suspirar de pesares,
y con un no dormir toa la noche,
y con unas ansias tan fuertes, tan grandes,
que yo mesmo no pueo consolarla,
porque empiezo a reñirle, talmente,
que si adentro sintiera coraje,
y arremato llorando con ella
lágrimas amargas,
lágrimas de sangre.
Y crea usté señá Rosa, es la cuna
quien tiene la culpa de tantos achares.
!Como tiene la misma almohada,
y la misma colchita de encajes,
y está lo mesmito que cuando él vivía!...
!Hasta me paese que huele a sus carnes!
Por eso he pensao que usté mos la tenga.
Que ella no la vea.
Que no la vea naide.
Pué que de ese modo duerma más tranquila.
Pué que de ese modo sus ansias se calmen.
Por ella lo hago. Yo... ya es otra cosa.
!Como soy más fuerte!...
.......................................................................
Mire usté: yo vendré toas las tardes
nada más que a besar la almohada
y a besar la colchita de encaje.
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Re: Rincón literario

Mensaje por aenobarbo el Vie 29 Oct 2010, 15:35

Aceptando un jovencísimo Pedro Muñoz Seca la colaboración en la Fiesta del Centenario de Cervantes celebrada por la Academia de Bellas Artes del Puerto de Santa María.

Contestación al Sr. D. Francisco Javier Caballero, Puerto.

CARTA ABIERTA

Mi querido D. Javier:
Para evitar que algún memo
que la diera de ingenioso
dijere en broma o en serio
que yo, por no contestarle,
pude dejar a V. feo
-cosa algo más que imposible
porque usted... (no es ofenderlo)
pero en mi humilde sentir
es feo de nacimiento,-
voy a contestar su atenta
y graciosa carta en verso,
agradeciendo ante todo
el cariñoso recuerdo
que en ella me patentiza
y me prueba desde luego
que es usted cortés y fino
a más de ser... Caballero.
Usted quiere, por lo visto
que yo, monago del templo
cante en la misa mayor
el "Gloria" o el "Evangelio".
¿No es así? Pues cantaré
no hay inconveniente en ello.
Tratándose de Cervantes
y de su hidalgo manchego
es muy lógico que yo
que la doy de escritorzuelo
cante y baile... y aún me pele
si tiene usted gran empeño.
Además, yo con Cervantes
tengo cierto parentesco
que si él escribió un Quijote
yo llevo un Quijote dentro,
como muchos que han nacido
y no han nacido en el Puerto.
Muchos ¿eh? No soy yo solo.
Pudiera citar un ciento.
De modo, querido amigo,
que cuente usted !ya lo creo!
no con mi grano de arena:
!un grano sería pequeño!
cuente usted con muchos ripios,
es decir, con muchos versos.
Y le anticipo, que al fin
del festival o el concierto
con los ripios de Peñasco,
de Carrajal, Ameneiro,
Hohenleiter, Yañez, Nimo,
los de usted, que son soberbios
y los que yo les remito
que han de dar bastante juego
habrá para hacer diez casas,
un palacio, un barrio obrero,
el camino vecinal
que va de Jerez al Puerto,
la muralla, el montepío
y hasta los cimientos
del famoso balneario
que para todos deseo.
Reitero pues mi concurso
y !adelante! !Mucho aliento!
!D. Javier! En estos días
tiene V. que andar muy derecho
!Animo! Yo por mi parte
no pienso dejarle feo.
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Re: Rincón literario

Mensaje por Sauron el Sáb 30 Oct 2010, 10:14

La figura de Muñoz Seca es gigantesca. Otro que permanece en un cierto e injusto ostracismo. Qué buena esa Carta Abierta Mucha risa

También el gran Rafael de León era habil con las coplillas satíricas, en lo que no era sino una profunda critica -encubierta o no- a determinados valores morales de la sociedad de entonces, como en éste genial "Trigo limpio", que hoy produciría cierto escándalo por retrógrado y machista:

Trigo limpio

María Manuela, ¿me escuchas?
Yo de vestíos no entiendo,
pero... ¿te gusta de veras
ese que te estás poniendo?
Tan fino, tan transparente,
tan escaso y tan ceñío,
que a lo mejor por la calle
te vas a morir de frío.

Te sienta que eres un cromo,
pero cámbiate de ropa,
si es un instante, lo justo
mientras me tomo esta copa.

Ponte el de cuello cerrao
que te está de maravilla
y que te llega dos cuartas
por bajo de la rodilla.

Cada vez que te lo pones
te encuentro tan elegante
que dentro de mí murmuran
los duendecillos de un cante.

"La rosa que me entregaron
al pie del altar mayor
lleva las sayas cumplías
y nadie le ve el color".
Pero antes de que te vistas
coge un poco de agua clara
y afuera los melinotes
que te embadurnan la cara;
ni más carmín, ni más cremas,
ni más tintes en el pelo;
no te aguanto más colores
que los que te puso el cielo.

Se acabó enseñar las piernas,
y los brazos, y el escote,
y el rostro no te lo pintes
ni aunque te salga bigote;
que te hizo Dios tan hermosa
como una rosa temprana
y se va a enfadar contigo
por enmendarle la plana.

Y a tu prima le devuelves
la pulsera de brillante,
son mucho lujo esas piedras
pa la mujer de un tratante.

Te quiero guapa y sencilla
como yo te conocí,
no tienes que engalanarte
pa nadie más que pa mí.

Ni más zapatos de Gilda,
Ni más turbantes de raso;
para presumir te sobra
con cogerte de mi braso;
y como un día te vea
que enciendes un cigarrillo
vas a echar, sentrañas mías,
el humo por los tobillos.

No quiero que me pregunten
"Esa gachona, ¿quién es?,
¿una secretaria de esas
que beben champán francés?"
Ni tú eres mujer moderna
ni quiero que lo aparentes
que yo te prefiero antigua
y oliendo a mujer decente.

Que con el triguito limpio
toito er mundo te compare,
que por defuera y por dentro
te parezcas a mi mare.

¿Te cambiaste ya el vestío?
Pues andando p'al teatro,
ya verás tú con qué envidia
nos contemplan más de cuatro:
"¡Vaya un marío con suerte
y una mujer bien plantá,
es una vara de nardos
con la carita lavá!".

Y al salir yo te prometo
cantarte por alegrías,
lo mismo que te cantaba
cuando tú eras novia mía:
"Mi novia es la más hermosa
y no se pinta la cara
la tiene como una rosa
tan sólo con agua clara"
El barco de mis amores
no tiene más que una vela
remendaita y graciosa
igual que María Manuela

Se conforma mi niña con un vestío
y le basta y le sobra con un marío.
De percal que se ponga,
¡viva el salero!,
es mi María Manuela
la reina del mundo entero.
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Sáb 30 Oct 2010, 11:20

Mariana me dijo que le gustaría conocer París. Le dije que había vivido allí en otro tiempo y me preguntó como era. Le dije: "es sucio. Hay palomas y patios oscuros. La gente tiene la piel blanca"
Luego caminamos y cruzamos la ciudad por las calles importantes. Las mujeres estaban hermosas y pregunté a Mariana si lo notaba. Me dijo que sí y que me comprendía. Luego no hablamos más. Quería sin embargo que se quedara conmigo y le dije que podríamos cenar juntos en el restaurante de Celeste. A ella le agradaba mucho, pero tenía que hacer. " ¿no quieres saber qué tengo que hacer?". Quería de veras saberlo, pero no había pensado en ello, y era lo que parecía reprocharme. Se echó a reir ante mi aspecto cohibido y se acercó con todo el cuerpo para ofrecerme la boca.

ALBERT CAMUS - EL EXTRANJERO


Última edición por PTR el Jue 25 Nov 2010, 13:01, editado 1 vez
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Dom 31 Oct 2010, 10:26

Os Pássaros
quando morrem
caem no céu
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Re: Rincón literario

Mensaje por E.Maria el Dom 31 Oct 2010, 11:00

Los días se parecen a los pájaros
—vienen y luego van— y siempre dejan
una herida de luz. Huele a musgo
su vuelo, a países de escarcha,
a savia de madroños escondidos...

(Hay una fuente oculta que derrama
blancos ríos de sed, y un campanario
azul, mecido por el viento).

De qué cielo, de qué elevada dicha,
los pájaros descienden. De qué amor.
Los días se parecen a los pájaros,
igual tristeza dejan cuando pasan,
la misma oscuridad, igual silencio...
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Dom 31 Oct 2010, 17:25

SE ACABÓ EL PAPEL



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Re: Rincón literario

Mensaje por E.Maria el Dom 31 Oct 2010, 18:04

jeje, si , cualquier sitio vale para escribir cosas asi ...
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Re: Rincón literario

Mensaje por E.Maria el Lun 01 Nov 2010, 11:41

PENULTIMOS VERSOS 1

Imaginé tu gesto,
en las dulces horas previas...
cuando los ojos buscan,
intrépidos....
y el tiempo se hace eterno..

Imaginé tus silencios,
cuando miras a la nada....
en las tardes grises
de estériles horizontes ,
de lejanos destinos sin rumbo..

Imaginé tus manos trémulas,
descubriendo, astutas.....
deshabitadas islas,
paraisos de blancas arenas....
en virgenes pieles...efímeras...

Me imaginé contigo , al fin...
en la primavera alegre
de unos dias de Abril.... .,
floridas sendas de cielos azules..
brisa fresca, salada, y el mar....

Lucía el sol.....y volvias a sonreir.

E.Maria
15 de marzo 2009
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Re: Rincón literario

Mensaje por carlots el Lun 01 Nov 2010, 11:58

Quizá esta vez
Logres comprender
La razón por la que hice esta canción
Hoy tengo que cantarla.
Este humilde corazón
No te olvido
Y aun piensa en ti
Me habla sin cesar
Me cuenta todo aquello
Que me hizo sentir tu amor
Y te echa de menos
Escúchalo
Me habla muy adentro
Siente como yo lo siento
Quiero ascender
Al cielo de tus besos
Al reino de tu amor
Hoy sé que volveremos
Seremos de nuevo tu y yo...

Rompí una vez
Tu armazón de hielo
Y mi voz
Llegó a tu corazón
Le habló en forma de un beso
Mi alma se cegó
Con tu dulce fuego
Con tu calor
Luego todo terminó
Tan solo sus cenizas
Me recuerdan quien soy
Soy solo un soñador
El bufón
De todas tus sonrisas
El morador de tu vida
Que por tu amor
Mi alma es lo que doy
En forma de canción
No ves que aún estoy solo
No ves que aún te quiero.....

Cancion del grupo Avalanch del disco Los poetas han muerto titulada Alborada.
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Re: Rincón literario

Mensaje por Markov el Lun 01 Nov 2010, 14:20

Hola a todos, como le dicho a maria-ts, es mi primer post en el foro, aunque lo sigo desde hace unos meses. Siempre hay una primera vez, supongo jeje.

Veo que sois bastantes los que escribís y os quería invitar a participar en un concurso de poesía: los XXXVIII Juegos Florales del Campo de Cartagena en La Palma.

Como veis son ya treinta y ocho convocatorias y para nosotros en el pueblo el día de la entrega es el acto más importante de todo el año.

En esta ocasión el tema escogido es LA MENTIRA y la extensión de los trabajos es de 75 a 175 versos.

La fecha límite de entrega es el 7 de febrero.

Por otro lado, dentro de esta convocatoria también desde hace diecisiete años convocamos el premio nacional de Poesía Joven para los chicos de instituto en dos convocatorias.

Si alguno de vosotros es profesor o sabe de algún/a chaval/a que escriba estaríamos muy agradecidos si nos ayudáis a difundir la convocatoria pues en estos tiempos es un esfuerzo enorme el que tenemos que hacer para sacar adelante este concurso.

Os dejo la página web con la información de las dos convocatorias para que le echeis un vistazo si os apetece partitcipar y, por supuesto, aquí estoy si quereis preguntarme algo:

www.juegosfloralesdelcampodecartagena.blogspot.com

Un saludo y gracias.
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Re: Rincón literario

Mensaje por E.Maria el Lun 01 Nov 2010, 14:22

Muy bien, pues la miro ahora mismo
..y a ver si alguien se anima.
Saludos
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Re: Rincón literario

Mensaje por ArwenCT el Lun 01 Nov 2010, 20:10

Invictus - William Ernest Henley

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

---------------------------------

Desde la noche que sobre mí se cierne,
negra como su insondable abismo,
agradezco a los dioses, si existen,
por mi alma invicta.

Caído en las garras de la circunstancia,
nadie me vio llorar ni pestañear.
Bajo los golpes del destino,
mi cabeza ensangrentada sigue erguida.

Más allá de este lugar de lágrimas e ira
yacen los horrores de la sombra,
pero la amenaza de los años,
me encuentra, y me encontrará, sin miedo.

No importa cuán estrecho sea el camino,
cuán cargada de castigo la sentencia.
Soy el amo de mi destino;
soy el capitán de mi alma.

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Re: Rincón literario

Mensaje por Sauron el Mar 02 Nov 2010, 00:08

Qué mejor día para recordar a uno de los mayores genios de la historia de la literatura, padre de la novela policiaca y sobre todo, poeta del terror.

Poe. El Cuervo:


Cierta noche aciaga, cuando, con la mente cansada,
meditaba sobre varios libracos de sabiduría ancestral
y asentía, adormecido, de pronto se oyó un rasguido,
como si alguien muy suavemente llamara a mi portal.
"Es un visitante -me dije-, que está llamando al portal;
sólo eso y nada más."

¡Ah, recuerdo tan claramente aquel desolado diciembre!
Cada chispa resplandeciente dejaba un rastro espectral.
Yo esperaba ansioso el alba, pues no había hallado calma
en mis libros, ni consuelo a la perdida abismal
de aquella a quien los ángeles Leonor podrán llamar
y aquí nadie nombrará.

Cada crujido de las cortinas purpúreas y cetrinas
me embargaba de dañinas dudas y mi sobresalto era tal
que, para calmar mi angustia repetí con voz mustia:
"No es sino un visitante que ha llegado a mi portal;
un tardío visitante esperando en mi portal.
Sólo eso y nada más".

Mas de pronto me animé y sin vacilación hablé:
"Caballero -dije-, o señora, me tendréis que disculpar
pues estaba adormecido cuando oí vuestro rasguido
y tan suave había sido vuestro golpe en mi portal
que dudé de haberlo oído...", y abrí de golpe el portal:
sólo sombras, nada más.

La noche miré de lleno, de temor y dudas pleno,
y soñé sueños que nadie osó soñar jamás;
pero en este silencio atroz, superior a toda voz,
sólo se oyó la palabra "Leonor", que yo me atreví a susurrar...
sí, susurré la palabra "Leonor" y un eco la volvió a nombrar.
Sólo eso y nada más.

Aunque mi alma ardía por dentro regresé a mis aposentos
pero pronto aquel rasguido se escuchó más pertinaz.
"Esta vez quien sea que llama ha llamado a mi ventana;
veré pues de qué se trata, que misterio habrá detrás.
Si mi corazón se aplaca lo podré desentrañar.
¡Es el viento y nada más!".

Mas cuando abrí la persiana se coló por la ventana,
agitando el plumaje, un cuervo muy solemne y ancestral.
Sin cumplido o miramiento, sin detenerse un momento,
con aire envarado y grave fue a posarse en mi portal,
en un pálido busto de Palas que hay encima del umbral;
fue, posóse y nada más.

Esta negra y torva ave tocó, con su aire grave,
en sonriente extrañeza mi gris solemnidad.
"Ese penacho rapado -le dije-, no te impide ser
osado, viejo cuervo desterrado de la negrura abisal;
¿cuál es tu tétrico nombre en el abismo infernal?"
Dijo el cuervo: "Nunca más".

Que una ave zarrapastrosa tuviera esa voz virtuosa
sorprendióme aunque el sentido fuera tan poco cabal,
pues acordaréis conmigo que pocos habrán tenido
ocasión de ver posado tal pájaro en su portal.
Ni ave ni bestia alguna en la estatua del portal
que se llamara "Nunca más".

Mas el cuervo, altivo, adusto, no pronunció desde el busto,
como si en ello le fuera el alma, ni una sílaba más.
No movió una sola pluma ni dijo palabra alguna
hasta que al fin musité: "Vi a otros amigos volar;
por la mañana él también, cual mis anhelos, volará".
Dijo entonces :"Nunca más".

Esta certera respuesta dejó mi alma traspuesta;
"Sin duda - dije-, repite lo que ha podido acopiar
del repertorio olvidado de algún amo desgraciado
que en su caída redujo sus canciones a un refrán:
"Nunca, nunca más".

Como el cuervo aún convertía en sonrisa mi porfía
planté una silla mullida frente al ave y el portal;
y hundido en el terciopelo me afané con recelo
en descubrir que quería la funesta ave ancestral
al repetir: "Nunca más".

Esto, sentado, pensaba, aunque sin decir palabra
al ave que ahora quemaba mi pecho con su mirar;
eso y más cosas pensaba, con la cabeza apoyada
sobre el cojín purpúreo que el candil hacía brillar.
¡Sobre aquel cojín purpúreo que ella gustaba de usar,
y ya no usará nunca más!.

Luego el aire se hizo denso, como si ardiera un incienso
mecido por serafines de leve andar musical.
"¡Miserable! -me dije-. ¡Tu Diós estos ángeles dirige
hacia ti con el filtro que a Leonor te hará olvidar!
¡Bebe, bebe el dulce filtro, y a Leonor olvidarás!".
Dijo el cuervo: "Nunca más".

"¡Profeta! -grité-, ser malvado, profeta eres, diablo alado!
¿Del Tentador enviado o acaso una tempestad
trajo tu torvo plumaje hasta este yermo paraje,
a esta morada espectral? ¡Mas te imploro, dime ya,
dime, te imploro, si existe algun bálsamo en Galaad!"
Dijo el cuervo: "Nunca más".

"¡Profeta! -grité-, ser malvado, profeta eres, diablo alado!
Por el Diós que veneramos, por el manto celestial,
dile a este desventurado si en el Edén lejano
a Leonor , ahora entre ángeles, un día podré abrazar".
Dijo el cuervo: "¡Nunca más!".

"¡Diablo alado, no hables más!", dije, dando un paso atrás;
¡Que la tromba te devuelva a la negrura abisal!
¡Ni rastro de tu plumaje en recuerdo de tu ultraje
quiero en mi portal! ¡Deja en paz mi soledad!
¡Quita el pico de mi pecho y tu sombra del portal!"
Dijo el cuervo: "Nunca más".

Y el impávido cuervo osado aun sigue, sigue posado,
en el pálido busto de Palas que hay encima del portal;
y su mirada aguileña es la de un demonio que sueña,
cuya sombra el candil en el suelo proyecta fantasmal;
y mi alma, de esa sombra que allí flota fantasmal,
no se alzará...¡nunca más!
.


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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Miér 03 Nov 2010, 21:18

Desgarrada la nube; el arco iris
brillando ya en el cielo,
y en un fanal de lluvia
y sol el campo envuelto.

Desperté. ¿Quién enturbia
los mágicos cristales de mi sueño?
Mi corazón latía
atónito y disperso.

...¡El limonar florido,
el cipresal del huerto,
el prado verde, el sol, el agua, el iris...!,
¡el agua en tus cabellos!

Y todo en la memoria se perdía
como una pompa de jabón al viento.

ANTONIO MACHADO

y la versión cantada que hizo Hilario Camacho



Última edición por PTR el Miér 03 Nov 2010, 22:03, editado 1 vez
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Re: Rincón literario

Mensaje por E.Maria el Miér 03 Nov 2010, 21:56

Hombre, mi poeta preferido, Machado..... y un placer añadido escucharlo además.... Wink
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Sáb 06 Nov 2010, 18:34

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Última edición por Zíngara el Mar 07 Dic 2010, 14:36, editado 1 vez
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Sáb 06 Nov 2010, 19:46

Bonita y sensual narración


Última edición por PTR el Sáb 06 Nov 2010, 20:17, editado 1 vez
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Sáb 06 Nov 2010, 19:50

PTR escribió:uy Zíngara, que calentorra estás esta noche :disimulo2:
Ni estoy calentorra esta noche ni lo estaba hace unos años cuando escribí ese texto.

Lo siento, pero hoy no te echo ningún cable.
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Sáb 06 Nov 2010, 19:56

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Última edición por PTR el Sáb 06 Nov 2010, 20:18, editado 1 vez
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Sáb 06 Nov 2010, 20:08

PTR escribió:jóder que corte me has dado Por culo
Opina, critica, comenta, intuye lo que quieras sobre el texto, no sobre mí.
No me ha sentado bien, PTR.
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Sáb 06 Nov 2010, 21:36

Zíngara escribió:
PTR escribió:jóder que corte me has dado Por culo
Opina, critica, comenta, intuye lo que quieras sobre el texto, no sobre mí.
No me ha sentado bien, PTR.



Última edición por PTR el Lun 22 Nov 2010, 05:57, editado 1 vez
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Sáb 06 Nov 2010, 22:12

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Última edición por PTR el Lun 22 Nov 2010, 05:58, editado 1 vez
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Dom 07 Nov 2010, 11:10

PTR escribió:
Zíngara escribió:
PTR escribió:jóder que corte me has dado Por culo
Opina, critica, comenta, intuye lo que quieras sobre el texto, no sobre mí.
No me ha sentado bien, PTR.

lo siento Cani, quizás me he equivocado, rectifico y te pido disculpas
Un abrazo muy grande mi buena amiga
Disculpas aceptadas, amigo PTR.
Abrazo 2
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Re: Rincón literario

Mensaje por E.Maria el Lun 08 Nov 2010, 19:41

Otro de mis poemas y autores preferidos Wink

DONDE HABITE EL OLVIDO

Donde habite el olvido,
En los vastos jardines sin aurora;
Donde yo sólo sea
Memoria de una piedra sepultada entre ortigas
Sobre la cual el viento escapa a sus insomnios.

Donde mi nombre deje
Al cuerpo que designa en brazos de los siglos,
Donde el deseo no exista.

En esa gran región donde el amor, ángel terrible,
No esconda como acero
En mi pecho su ala,
Sonriendo lleno de gracia aérea mientras crece el tormento.

Allí donde termine este afán que exige un dueño a imagen suya,
Sometiendo a otra vida su vida,
Sin más horizonte que otros ojos frente a frente.

Donde penas y dichas no sean más que nombres,
Cielo y tierra nativos en torno de un recuerdo;
Donde al fin quede libre sin saberlo yo mismo,
Disuelto en niebla, ausencia,
Ausencia leve como carne de niño.

Allá, allá lejos;
Donde habite el olvido.




Luis Cernuda

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Re: Rincón literario

Mensaje por Atticus Finch el Lun 08 Nov 2010, 19:51

Un gran poema de un gran poeta.

Aplauso 3
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Re: Rincón literario

Mensaje por Invitado el Jue 11 Nov 2010, 22:31

De quince a veinte es niña; buena moza
de veinte a veinticinco, y por la cuenta
gentil mujer de veinticinco a treinta.
¡Dichoso aquel que en tal edad la goza!

De treinta a treinta y cinco no alboroza;
mas puédese comer con sal pimienta;
pero de treinta y cinco hasta cuarenta
anda en vísperas ya de una coroza.

A los cuarenta y cinco es bachillera,
ganguea, pide y juega del vocablo;
cumplidos los cincuenta, da en santera,

y a los cincuenta y cinco echa el retablo.
Niña, moza, mujer, vieja, hechicera,
bruja y santera, se la lleva el diablo.

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Re: Rincón literario

Mensaje por MINU el Vie 12 Nov 2010, 09:29

Morir de pie, morir cantando, morir con los ojos abiertos, con las manos extendidas, con los labios esperando un beso; morir tranquilo, morir saltando, corriendo, cayendo, morir como un héroe, morir quemando mi ultimo cartucho, morir estrellado en un océano; morir luchando, morir bailando, morir tomando un café y leyendo tu periódico favorito; no vivir triste, no vivir lejano, no vivir con el orgullo de decirte q muero, no vivir pensando, odiando, quejándome, no vivir solo y morir a tu lado

Querer quedarme, querer oírte, leerte, mirarte; querer volver sobre estos pasos q me alejan a cada instante de ti; querer cantar contigo, bailar contigo, reír contigo; quiero q me digas te quiero, q me grites te amo, que me mates a besos; quiero vivir a tu lado y morir en tu lecho, quiero que suene el teléfono, que llegue un mail, q toquen la puerta; que griten mi nombre, que lloren mi partida, que sufran mi ausencia y celebren mi presencia; querer dejarte es no querer olvidarte, es perpetuarte, abortar, no cerrar el circulo; y como tu decías no llegar a decepcionarme.

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Re: Rincón literario

Mensaje por E.Maria el Vie 12 Nov 2010, 09:42

Bonito texto, ,me gusta, tiene mucha garra y fuerza, Minu Wink
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